Ostéopathie et Arthrose

L’ARTHROSE

L’arthrose est la plus fréquente des affections rhumatologiques. Elle représente un problème majeur de santé publique.
10 millions de personnes sont touchées en France et l’arthrose représente 1 % des dépenses de santé.
C’est une vraie maladie chronique qui peut frapper sitôt la quarantaine.
En pratique, on a tous de l’arthrose à partir de 40 ans… mais on n’en souffre pas forcement.

L’arthrose est donc une maladie et non un simple vieillissement. C’est une maladie multicausale aboutissant toujours au même trouble anatomique : la destruction du cartilage.

De quoi est faite une articulation ?

Les os,
Le ligament et les tendons et les muscles
Ils permettent de maintenir et de faire fonctionner l’articulation,
Le cartilage :
Il assure un bon glissement entre les pièces osseuses avec un coefficient de friction extrêmement bas (c’est la plus faible actuellement connue) et il repartit les pressions.
La synoviale :
Le cartilage est nourri par la synoviale, structure qui entoure les deux extrémités osseuses et secrète la synovie, mince film liquidien qui assure la lubrification de l’articulation et nourrit le cartilage, dont elle assure aussi le nettoyage.

Localisation :
L’arthrose peut être cervicale, peut affecter le genou (gonarthrose), la hanche, l’épaule, la main et le poignet….
Les articulations portantes des deux membres inférieurs sont couramment atteintes (excepté la cheville).

Les origines de l’arthrose et les facteurs favorisants.

L’arthrose peut être secondaire :
Les arthroses secondaires surviennent d’ »une hyperpression sur un cartilage. On les qualifie d’arthroses mécaniques car elles peuvent être dues à des souffrances du cartilage du fait de facteurs extérieurs :
Surcharge pondérale, obésité ou une maladie métabolique,
Micro traumatismes, traumatismes répètes : l’arthrose des doigts des pianistes ou l’arthrose vertébrale des conducteurs d’engins lourds) ;
Le sport : trop poussé, le sport en particulier de compétition peut entrainer des traumatismes répétés d’articulations trop souvent et trop fortement sollicitées.
Parfois c’est un facteur anatomique qui favorise la survenue ultérieure du mécanisme arthrosique (mauvaise répartition des charges au niveau du genou ou de la hanche)
Une trop grande souplesse des ligaments responsables de différents dégâts : hypermobilité de la rotule entrainant des frottements sur le tibia, séquelles d’entorses…
L’arthrose peut être structurale :
Des maladies peuvent provoquer des modifications du cartilage par altération directe du cartilage (chondrocalcinose…) soit une maladie de la capsule synoviale (inflammation, infection, épanchement…) soit par une maladie de l’os (maladie de Paget, ischémie et nécrose osseuse…).
L’arthrose peut être génétique :
Il peut s’agir d’anomalies architecturales congénitales (dysplasie)

L’arthrose peut être acquise (suites de chirurgie…)

l’Age est aussi un facteur de survenue de l’arthrose, mais ce n’est qu’un des facteurs.

Du sport régulièrement.

Si votre articulation est atteinte il n’est pas recommandé e lui imposer des contraintes inutiles.
Mais à l’inverse des idées reçues, à une idée reçue il ne faut en aucun cas cesser toute activité physique croyant que l’on protègera ses articulations de l’usure.
Bien au contraire.
Immobiliser l’articulation va l’ankyloser et il est fondamental de conserver sa mobilité.
Il faudra donc conserver le mouvement : natation, aquagym, marche, vélo, toute activité orientée vers le « cardio-training ».

6000 pas par jour même en plusieurs fois suffisent à réduire le risque de limitation fonctionnelle d’un genou touché par l’arthrose.
Chaque kilomètre supplémentaire réduit encore le risque de 16%.
On y ajoutera des exercices spécifiques pour soutenir l’articulation touchée en développant les muscles autour pour la stabiliser et la soulager.

Perdez du poids.

Le surpoids est néfaste en cas d’arthrose.
En bougeant, vous contribuerez à garder votre poids dans des limites raisonnables
Toute perte de poids améliorera les douleurs.
L’excédent de poids exerce une pression mécanique sur les articulations et notamment sur les articulations portantes.
En moyenne, une perte de 10% de sa masse corporelle améliore les symptômes de 28%.
Contre l’arthrose, perdez du poids !

Les soins :

Traiter les poussées inflammatoires :
Traiter les poussées inflammatoires par des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en leur préférant les traitements par les plantes qui ont moins d’effets secondaires (harpagophytum…), la mésothérapie qui permet d’amener in situ des AINS en quantité suffisante sans qu’ils aient traversés auparavant tout le corps.

Les traitements de fond :
Favoriser la prise de traitements de fond (oligoéléments…) ;

La correction ostéopathique :
L’ostéopathe interviendra sur la correction précoce des mauvaises positions congénitales des articulations entrainant inéluctablement des arthroses.

Arthrose et ostéopathie.

L’ostéopathie ne peut pas faire disparaître l’arthrose et recréer l’os endommagé. Mais elle peut contrôler son évolution et limiter considérablement les réactions douloureuses et la dégénérescence articulaire en apportant un vrai confort au patient.

Par définition, l’arthrose est cependant une affection sans inflammation des articulations. Ce qui la distingue de sa consœur l’arthrite.
Fidèle à la philosophie ostéopathique notre action consistera en manœuvres destinées a corriger les compressions articulaires et tentions excessives qui fixent l’articulation. Nous redonnerons au muscle sa souplesse et nous rétablirons ainsi la mobilité en favorisant le jeu articulaire, l’irrigation et la circulation des liquides.

Le succès à long terme du traitement ostéopathique repose sur la conservation du mouvement.

Les anti-inflammatoires

75% des personnes souffrant d’arthrose prennent des médicaments avec ou sans ordonnance. Il est vivement conseillé de prendre le moins anti-inflammatoires possibles et sur de courtes périodes, au moment des repas, et de les associer avec des médicaments protecteurs de l’estomac.

Selon les données épidémiologiques récentes, les complications intestinales des anti-inflammatoires représentent 10 à 40 % de l’ensemble des complications digestives sévères associées à la prise de ces médicaments.

L’éventail des lésions intestinales potentielles est large. Elles peuvent se développer sur une muqueuse intestinale saine ou bien compliquer l’évolution d’affections préexistantes.

La toxicité intestinale des Anti-inflammatoires non sélectifs est maintenant bien connue.
Elle peut être digestive, hépatique, cardio-vasculaires, cutanées…

Source : Association française de formation continue en hépato-gastro-entérologie.

 

Source : Association française de formation continue en hépato-gastro-entérologie.

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